lundi 4 août 2008

Vlaamse mosselen

vendredi 01 août 2008

Moules, sachez que selon que vous serez délicieuses ou que vous provoquerez la chiasse....

Par Luc Delval le vendredi 01 août 2008

... vous serez flamandes ou belges.

Voici, sur le site web du principal quotidien flamand, Het Laatste Nieuws, l'annonce ce vendredi 1er août de l'arrivée sur le marché des premières moules produites à la "côte flamande" :

Et voici quelques heures plus tard l'annonce sur le même site du retrait en catastrophe du marché de toute la production, des analyses ayant démontré que les "Vlaamse mosselen" sont toxiques : elles collent une chiasse carabinée et des maux d'estomac à qui à le malheur d'en consommer :


Autrement dit, quand les moules témoignent d'un esprit d'entreprise conquérant et d'un dynamisme économique dont évidemment ni Bruxelles ni la Wallonie ne peuvent se targuer, elle sont flamandes.

Mais quand il s'avère qu'elle sont impropres à la consommation - voire dangereuses, ceux qui en ont consommé étant vivement encouragés à consulter un médecin - les "Vlaamse mosselen" se métamorphosent subitement en "Belgische mosselen".
Faut-il vraiment ajouter un commentaire à cet épisode tragi-comique, quoique symptomatique ?

1 commentaire:

PYL a dit…

En fait, il s'agit de deux produits commerciaux, les "Belgische mosselen" et les "Vlaamse mosselen" (officiellement "Flanders Queen Mussel"), la différence étant que les premières sont produites par un entrepreneur privé, la sprl Reynaert-Versluys, qui a développé lui-même et sans subsides cette variété qui semble d'excellente qualité gustative (meilleure que celels de Zélande d'après les connaisseurs), alors que les secondes sont produites par un parastatal du gouvernement flamand, la Stichting voor Duurzame Visserijontwikkeling (SDVO, Fondation pour le développement durable de la pêche) avec à sa tête des dirigeants syndicaux libéraux, qui a éhontément pillé les recherches de l'entrepreneur privé, la vente étant assurée par la scrl Schelpdier en Vis, dirigée par... les responsables de la SDVO. Mais ça ne s'arrête pas là, cette histoire de moules infectées n'est que le résultat d'une grossière manipulation de cette entité parastatale flamande qui a, on croit cauchemarder, a elle-même prélevé les échantillons chez son concurrent, les a laissés traîner sur un quai à Zeebrugge plus d'une semaine, le temps qu'elles s'imprègnent bien de bactéries, puis les a envoyées à l'Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire (AFSCA), qui a encore attendu quelques jours avant de les analyser. Et la contre-analyse ultérieure a démontré que les "Belgische mosselen" n'étaient absolument pas infectées, mais des tonnes avaient déjà été détruites et une mauvaise réputation installée... Plainte pour entrave à la concurrence a été déposée contre la SDVO.