jeudi 4 décembre 2014

Le ministre Jan Jambon (N-VA) a menti sur ses liens avec l'extrême-droite


Suite à ses commentaires sur une photo montrant Jan Jambon (N-VA) et Jean-Marie Le Pen (FN), les sites de l'Observatoire belge de l'extrême droite RésistanceS.be (Bruxelles) et AFF/Verzet (Anvers) annoncent de nouveaux éléments prouvant l’appartenance passée du vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur à la direction d’un cercle de débat d’extrême droite, le Vlaams-Nationale Debatclub (VNDC) : il n'était pas le simple spectateur d'un débat, mais faisait partie de la direction du cercle, avancent les deux sites, preuves à l'appui.
Tout est parti d'une photo de 1996 montrant le vice-Premier N-VA en compagnie de Jean-Marie Le Pen, mais aussi de tout l'état major du Vlaams Belang, Frank Vanhecke, Francis Van den Eynde, Koen Dillen et Filip Dewinter.
Interrogé à ce sujet par RTL-TVi puis par La Libre, Jan Jambon explique qu'il était simplement présent parmi le public lors d'un débat (organisé par le VNDC) et qu'il n'adhérait pas au discours tenu par Jean-Marie Le Pen. Il ajoutait pour se dédouaner que le même cercle avait aussi reçu Kris Merckx du PTB, un parti d'extrême gauche.
RésistanceS et AFF/Verzet ont mené l'enquête. Ils ont contacté Kris Merckx qui dément avoir participé à un débat organisé par ce cercle. Et surtout, les deux sites affirment détenir des documents prouvant qu'à partir des années 1990, Jan Jambon a fait partie de la direction du Vlaams-Nationale Debatclub. Des documents qui prouveraient aussi que Bart De Wever, président de la N-VA, a également fait partie de cette direction.
Jan Jambon à nouveau au centre d'une polémique sur son passé
Jan Jambon à nouveau au centre d'une polémique sur son passé - RésistanceS
Ces nouvelles révélations suivent les déclarations, il y a quelques semaines, du ministre Jambon à propos de la collaboration (ceux qui avaient collaboré "avaient leurs raisons") et ses commentaires face à des étudiants sur des accords secrets concernant une future réforme de l'Etat consignés dans des cahiers Atoma.
A chaque fois, face aux critiques allant jusqu'à demander sa démission, Jan Jambon avait plaidé une mise hors contexte ou une mauvaise interprétation.
Sources : http://resistancesnews.be/spip/

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